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Le consultant indépendant est un animal solitaire. Il chasse le client tout seul, ses victoires sont le fruit d’un méticuleux travail de prospection individuel et il est le seul responsable de ses échecs. Il considère ses concurrents comme des prédateurs et n’envisage pas une seconde de s’associer. Or, parfois, des opportunités surviennent pour des projets qui ne peuvent être gérés en solo. Voici le retour d’expérience d’un duo de portés, experts en productions rédactionnelles.

Un prérequis indispensable : la connaissance de l’autre.
Ayant eu l’opportunité de rédiger un ouvrage commémoratif célébrant le centenaire d’un établissement scolaire, ce porté s’est rendu compte que la tâche allait s’avérer trop grande pour qu’il puisse la réaliser seul, étant donnés la masse d’informations à traiter (plus de 500 documents), l’échéance (5 mois) et le pilotage de la sous-traitance imposée par le client. Plutôt que de renoncer, il a décidé de s’associer le temps du projet en partant sur des bases saines de collaboration qu’il explique ainsi : « J’ai choisi de contacter un confrère que j’avais croisé depuis quelques années en diverses occasions, notamment lors d’ateliers réseau et de partages de pratiques, ainsi que durant divers échanges informels, scellés par des goûts culturels communs. Je connaissais bien ses compétences et je savais que son expérience me serait précieuse sur ce projet de longue haleine ». Les appréhensions de départ étaient réelles : le partenaire potentiel n’avait pas exercé depuis deux ans suite à un grave accident. Allait-il être à la hauteur ? En outre, il n’avait jamais travaillé en binôme.

tipiportage binome

    
Jouer la transparence
« Je ne me serais sans doute pas adressé à un parfait inconnu » reconnait le porteur principal du projet. « Le fait de bien nous connaître a facilité la discussion, notamment quand il a fallu aborder l’épineux sujet de la facturation ». Quel mode adopter : commission sur apport de projet ? répartition au temps passé ? pourcentage prédéfini ? Finalement, suite à un échange d’arguments objectifs, le duo a choisi un partage à 50-50 de la rémunération.

Solidarité, bienveillance, partage de pratiques
Au début, le porteur du projet a fait l’interface entre le client et les sous-traitants (une maquettiste et un imprimeur). « Un plan de travail et de charge a été défini, puis j’ai présenté mon confrère au client afin d’être tout à fait transparent. Nous avons pu avoir un accès conjoint aux archives ainsi qu’aux divers acteurs impliqués dans le projet (anciens élèves, professeurs, personnel administratif, chefs d’entreprise, maîtres d’apprentissage, personnalités) ».
« Nous avons chacun un rythme de travail propre et n’avons pas tenté de le modifier. Nous nous sommes cependant adaptés au calendrier du projet, avons fixé des échéances intermédiaires validées par le client et avons échangé presque quotidiennement entre nous. De plus, nous avons mis en œuvre des outils de travail collaboratif (Dropbox notamment pour le partage de documents ; Skype pour la communication). Chaque rédacteur pouvait compter sur le regard et le soutien sans faille et sans jugement de l’autre. Nous nous sommes mutuellement conseillés sur des outils, des techniques, nous avons mis en commun des documents ».

Gestion des moments cruciaux
La proximité des échéances de livraison fait monter la pression, surtout quand des tâches non prévues viennent s’ajouter à un calendrier déjà très chargé. Ils racontent : « Pour tenir l’échéance, il a fallu prendre en compte les disponibilités de la maquettiste et les contraintes imposées par l’imprimeur. Le dernier mois a été éprouvant. Nous avons travaillé sept jours sur sept. Nous avons terminé les relectures et transmis nos remarques un mercredi à 3 heures du matin pour une présentation au client le lendemain jeudi. La réactivité de la maquettiste a été cruciale. » Un partenariat se teste aussi pendant les périodes de stress, quand il faut faire preuve de réactivité maximum pour le client. Le porteur du projet explique : « Mon confrère a toujours gardé la tête froide. Il a donné de précieux conseils au client et a géré tous les aspects techniques de la sous-traitance avec brio ». Son compère renchérit : « La mémoire des fichiers, la créativité et la pratique de divers logiciels de mon confrère ont grandement facilité le flux d’information ».

6 points à retenir
Le fait de prendre le temps de bien connaître son binôme, tant professionnellement que personnellement est une véritable clé de succès, car s’engager sur un projet est aussi une question d’envie. Jouer l’ouverture est bénéfique pour les porteurs du projet, et cela pour plusieurs raisons.

Cela permet de :
1. Ne pas passer à côté d’une opportunité
2. Découvrir de nouvelles pratiques
3. Développer une méthodologie
4. Emmagasiner de l’expérience pour des projets futurs
5. Démultiplier les opportunités en parlant du projet aux réseaux respectifs
6. Monter éventuellement une offre commune

Vous avez envie d'en savoir plus sur le portage ? TIPI contribue à la réussite de vos projets en vous soulageant notamment de tous les aspects administratifs.

 

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Et portez-vous bien !